Néonicotinoïdes : est-ce que la recherche faite au Québec peut être indépendante et objective ?

Par Naïm Savoie

Des chercheurs et ex-employés du Centre de recherche sur les grains (CEROM) dénoncent un climat de « contrôle », de pressions et d’ingérence à propos de l’épineuse question des pesticides néonicotinoïdes, a appris Le Devoir. En deux ans, la moitié des membres du personnel du centre, financé en majorité par Québec, ont d’ailleurs démissionné.

Dit le Devoir

Mon opinion :

Un centre de recherche ne peut pas s’attendre à être complètement autonome et à ne pas être influencé par son conseil d’administration. C’est pourquoi il faut des règle plus strictes pour s’assurer que les personnes qui siègent au conseil n’ont pas de conflits d’intérêt ou d’idéologie avec les sujets de recherche.

Plus de la moitié des membres du CA du CEROM sont des représentants de l’Association des Procuteurs de grains du Québec qui représente des producteurs qui utilisent des tonnes de pesticides, dont les néonicotinoïdes, ils sont donc forcément en situation de conflit d’intérêt si le CEROM poursuit des recherches sur l’innocuité des pesticides, cela asemble évident et ils devraient être tenus de s’abstenir de votes ou de commentaires. Le CA N’EST PAS ÉQUILIBRÉ ! Il devait inclure plus de représentants de la communauté scientifique qui seraient capables de faire preuve d’objectivité sur ces sujets controversés.

D’autant plus que de nouvelles recherches faites à Montréal semble démontrer que les néonicotinoïdes nuisent non seulement aux abeilles, mais aussi au développement du fœtus chez les femmes enceintes et favorise la prolifération des cellules du cancer du sein. Il est primordial que cette information soit accessible, que la recherche toxicologique puisse se faire et que nos gouvernements prennent des actions pour contrôler ces substances nocives comme tentent présentement de le faire d’autres juridictions, notamment la France, mais ce ne sera pas facile, le lobby agricole est puissant.

 Références :

Néonicotinoïdes: crise dans un centre de recherche agricole financé par Québec

Une étude québécoise illustre l’effet des pesticides « tueurs d’abeilles » sur les femmes

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1087515/etude-recherche-quebecoise-inrs-effet-femmes-sante-pesticides-tueurs-abeilles-neonicotinoides

Centre de recherche sur les grains, conseil d’administration

http://cerom.qc.ca/organisation/conseil-dadministration.html

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